Reflets cadrage

Les Fondements du Yoga

En savoir plus sur quelques textes de référence …

Les Upanishad, dont la Taittirîya

Les upanishad classiques sont des réflexions philosophiques anciennes (VIII à III siècles avant notre ère) qui couronnent l’enseignement des Veda. Elles traitent de la nature de l’homme et de l’univers, posent des questions sur le sens de l’être profond (âtman) et de l’absolu (brahman) ou encore de l’union de l’âme individuelle avec l’âme universelle. La Taittirîya Upanishad présente un enseignement en trois parties sur la complexité du système humain en utilisant notamment la métaphore de l’oiseau, sur l’homme et son rapport au monde, sur sa recherche d’absolu.

les Sâňkhya-Kârikâ de Kapila

Identifié comme un des 6 points de vue classique de l’Inde, 200 aC, ce texte est organisé en 71 strophes (kârikâ).

il donne une description du monde en 25 éléments, les tattva et sert de fondement à de nombreux textes de yoga. Après avoir posé la souffrance comme existentielle, il propose une voie de salut pour l’être humain qui passe par son engagement dans une action éclairée.

La Bhagavad-Gîtâ, de Vyâsa Littéralement: « Le Chant du Seigneur »

Un des textes sacrés de la littérature de l’Inde, grand traité de yoga (aux environs du Vème siècle avant notre ère), présenté sous la forme d’un poème épique dans lequel le dieu Krishna donne un enseignement au héros Arjuna. Les trois formes de yoga essentiellement présentées sont le karma-yoga (action), le jnâna-yoga (connaissance) et le bhakti-yoga (dévotion). On peut relier ces approches aux 3 aspects du kriyâyoga, respectivement : tapas (l’ardeur, l’ascèse), svâdhyâya (l’étude, la connaissance de soi), îshvara-pranidhâna (l’abandon, la dévotion au Seigneur).

Le Yoga-Rahasya, de Nâthamuni « Les Secrets du Yoga »

Ancêtre de T. Krishnamacharya et de TKV Desikachar, Nâthamuni est un grand sage du IXème siècle.

Il propose une approche spécifique du yoga pour chaque tempérament et chaque « âge de la vie » ainsi que pour la femme enceinte… Il apporte des précisions sur tous les aspects de la pratique et présente un grand nombre de postures (il est notamment le premier à citer précisément la position sur la tête). I1 développe les différentes facettes de la maîtrise du souffle et insiste sur l’importance de la respiration dans les postures. texte très important, notamment en terme d’applications du yoga.

Le Yoga-Yâjńavalkya, de Yâjńavalkya

Ce texte (vers le Xème siècle de notre ère?) se présente sous la forme d’un dialogue entre le maître et son épouse, Gârgî, entourés d’une assemblée de sages, eux aussi dignes d’écouter ces échanges précieux.

Le yoga est la libération par l’absorption de l’âme individuelle (jîva-âtman) dans l’âme universelle (parama -âtman). Ceci n’est possible que par une pratique minutieuse (action et détachement) et un long travail de préparation dans l’Ashtânga-yoga (cf. Patanjali).

Pour Yâjńava!kya, toutes les activités pratiques et spirituelles doivent tenir compte de la situation et de l’état de la personne (cf. viniyoga et Nâthamuni), Il donne un enseignement précieux sur la discipline du souffle (prânâyâma), la purification des circuits subtils (nâdî) et !es centres énergétiques (cakra), l’énergie vitale (prâna)… En conclusion, il s’agit à la fois d’un ouvrage technique, philosophique, symbolique et ésotérique.

La Hatha­ Yoga-Pradîpikâ, de Svâtmârâma « Lumière sur le Hatha yoga »

Texte fondamental, rédigé seulement vers le XVème siècle de notre ère, il affirme que le hatha yoga est l’échelle qui permet d’accéder au râja yoga. et présente aussi un enseignement technique, ésotérique et symbolique, en quatre chapitres .

Le premier chapitre traite essentiellement des postures (âsana), une pratique qui doit procurer stabilité du corps et de l’esprit, une bonne santé, une excellente mobilité des membres et une sensation de légèreté physique. Le deuxième chapitre présente les techniques de maîtrise du souffle (prânâyâma), qui permet d’unir les énergies ha et tha qui constituent l’essence du hatha yoga. Le troisième chapitre traite des « sceaux symboliques » (mudrâ), gestes spécifiques pour capturer l’énergie vitale (prâna) à l’intérieur de soi, Les postures inversées en font partie. Quant au quatrième chapitre, il aborde les exercices d’intériorisation, de contrôle de la pensée, d’écoute, de visualisation, de méditation et d’absorption spéciale (dhyâna et samâdhi).

Formation edyn Elisabeth Remy